On dit depuis longtemps que « les vrais mecs ne demandent pas leur chemin », mais ce n’est que récemment qu’on a découvert que ce comportement leur coûte cher.
D’après une étude de 2010 menée par la compagnie d’assurance britannique Sheilas’ Wheels, un quart des hommes évitent de demander leur chemin pendant au moins 30 minutes, et un sur dix refuse carrément de demander de l’aide. Tout ce temps passé à tourner en rond quand on est perdu fait gaspiller beaucoup d’essence — l’équivalent de 444 kilomètres par an en moyenne —, ce qui représenterait au total plus de 3 350 $ sur toute la vie d’un homme.
Réfléchis-y : si on laissait tomber ces attentes masculines et qu’on demandait un peu d’aide aux passants, on gagnerait un temps fou et on ferait de belles économies.
Ne pas demander de l’aide, ça fait mal
Ça nous amène à une question intéressante : POURQUOI les hommes ne demandent-ils pas leur chemin ? Des recherches montrent que ça pourrait être lié à la façon dont la société nous apprend à ne pas chercher d’aide ni à montrer de faiblesse. Une série d’études de 2015, par exemple, a révélé que quand les hommes demandaient de l’aide au travail, ils étaient perçus comme moins compétents et moins sûrs d’eux. Ces perceptions ne s’appliquaient pas aux femmes.
Bien sûr, quand on DEMANDE de l’aide, c’est généralement pour mieux réussir ce qu’on fait, que ce soit utiliser des machines lourdes ou des ordinateurs, ou simplement se rendre d’un point A à un point B. Donc, NE PAS demander de l’aide nous coûte cher, car ça nous empêche de progresser. Du coup, ça nous prive de promotions, d’augmentations de salaire et de satisfaction au boulot. Ça isole aussi les gars qui ont peut-être des problèmes à la maison ou en dehors du boulot, et ça montre à quel point les rôles de genre affectent la santé mentale. Ne jamais tendre la main aux autres fait aussi monter le stress et la pression, ce qui peut mener à des comportements agressifs et autodestructeurs.
Cela dit, refuser de demander de l’aide n’est que la partie émergée de l’iceberg des occasions manquées.
Les avantages d’être un « type bien »
Tu veux qu’on te perçoive et qu’on se souvienne de toi comme quelqu’un de généreux et d’agréable, ou comme quelqu’un de froid, de vantard et de querelleur ? Au-delà du bonheur et des avantages relationnels que procure le fait d’être un type bien, ça peut aussi t’aider à mieux réussir dans ton travail. Mais là encore, la société nous conditionne à choisir la voie la plus facile.
Prenons l’exemple de la modestie : d’un côté, une étude récente montre que la modestie fait de meilleurs leaders. De l’autre, les hommes qui se montraient plus humbles en parlant de leurs compétences étaient jugés moins sympathiques et moins compétents que les femmes modestes. Lors du processus de recrutement, par ailleurs, les hommes plus humbles étaient considérés par les employeurs comme moins compétents et moins intéressants à embaucher, comparés aux femmes modestes.
Et puis il y a l’empathie, c’est-à-dire être ouvert aux sentiments, aux pensées et aux attitudes des autres. Tout comme la modestie, faire preuve d’empathie s’est avéré être une qualité importante chez un leader, mais les hommes ne semblent pas en tirer le même mérite que les femmes. Une étude récente a révélé que les femmes dirigeantes empathiques étaient perçues comme moins susceptibles de rencontrer des problèmes de carrière que les hommes empathiques.
Sois toi-même, et le reste suivra
Si tout ça te semble injuste, il y a deux bonnes nouvelles : premièrement, ces injustices sociétales ne sont pas de ta faute ; et deuxièmement, personne ne t’oblige à les accepter. Sois la personne bienveillante que tu veux être et vois ce qui se passe. Les rôles de genre changeront-ils un jour ? Oui, si des gars comme toi participent à ce changement. Il y a de fortes chances que tu sois en meilleure santé, plus heureux, et peut-être même plus riche, grâce à ça.
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