Sachin Latti s'est retrouvé à vivre dans l'appartement du sous-sol de la maison qu'il partageait autrefois avec sa femme et sa fille, sans savoir comment aller de l'avant. Son mariage était fini, il luttait contre la dépression et il se sentait complètement seul.
La pandémie l’avait isolé encore davantage, le coupant de toutes les activités physiques sur lesquelles il comptait autrefois pour gérer sa santé mentale : le jiu-jitsu, la musculation et la salle de sport.
Il s’est donc tourné vers quelque chose qu’il avait toujours détesté : la course à pied.
« Je ne savais pas quoi faire d’autre », raconte-t-il. « J’étais au fond du trou. Pas de distractions, pas de bruit. Juste moi et tout ce que je n’avais pas encore réglé. »
Ce qui a commencé par des courses pénibles de 5 km est devenu un rituel quotidien qui l’a aidé à tenir le coup. « Je ne courais pas pour les bienfaits physiques », explique-t-il. « Je courais pour mon esprit. C’était la seule chose qui me permettait de garder les pieds sur terre. »
Il ne voulait plus être cet homme-là
Sachin n’a pas touché le fond du jour au lendemain. Fils d’immigrés d’Asie du Sud, il a grandi entre Toronto et Dallas, confronté au harcèlement et à la pression intérieure de devoir être à la hauteur des attentes élevées de son père.
À l’âge adulte, il a servi dans l’armée, puis a travaillé comme agent des services frontaliers, accumulant au fil des années son lot de traumatismes.
En 2019, les fissures ont commencé à apparaître. Son mariage battait de l’aile. Il était émotionnellement dépassé, financièrement instable et coupé de ses amis de longue date. La pandémie a tout amplifié, le laissant seul dans un sous-sol, à peine capable de voir sa fille.
« J’avais l’impression d’être un raté », admet-il. « Mais je savais aussi que je ne voulais plus être cet homme-là. »
Transformer la douleur en quelque chose de positif
Grâce à la thérapie, aux médicaments, à la lecture et à la course à pied, Sachin a commencé à se reconstruire jour après jour. Il a lu des livres qui l’ont inspiré à prendre ses responsabilités et à relever des défis difficiles. L’un de ces défis est devenu sa raison d’être : courir pour sensibiliser le public à la santé mentale.
En 2021, Sachin a couru 100 kilomètres, de Chilliwack à Vancouver, et a récolté 21 000 dollars pour les anciens combattants et les premiers intervenants souffrant de SSPT. Cette course a tout changé. « J’ai réalisé que je pouvais transformer ma douleur en quelque chose de positif. Je ne voulais plus travailler dans les services de contrôle aux frontières. Je voulais faire la différence d’une autre manière. »
C’est là qu’est née l’idée de son prochain défi : traverser le Canada en courant.
Sach-In-Motion
Le 16 juin 2025, le lendemain de la fête des pères, Sachin prendra le départ depuis le Mile Zero, au mémorial Terry Fox à Victoria. Il parcourra au total 7 500 km, à raison de 100 km par jour en moyenne, et franchira un dénivelé équivalent à sept ascensions de l’Everest !
Sachin est en passe de devenir la première personne de couleur à traverser le Canada en courant. Son objectif est de récolter 1 million de dollars pour des associations caritatives dédiées à la santé mentale, notamment la Fondation canadienne pour la santé des hommes.
« Je suis un gars comme les autres », dit-il, « qui a traversé des moments difficiles et qui a trouvé une issue. Si j'y arrive, tout le monde peut y arriver. »
Implique-toi
Tu peux participer à la mission de Sachin pour aider les hommes à prendre leur santé mentale en main. Fais un don, partage son histoire et cours avec lui dans ta communauté. Chaque geste compte.
Suis son parcours sur Instagram @sach.in.motion.
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