Je ne cite pas souvent les paroles de mes anciennes copines, mais « Tu t'y prends mal » tombe vraiment à pic ici.
Commençons par ce que je fais (et, pour ma défense, je n’ai aucune idée de ce que je fais). Je suis humoriste professionnel et je travaille comme acteur au cinéma et à la télé. Je me débrouille tant bien que mal dans la vie en faisant croire aux gens qu’ils s’amusent, et jusqu’à présent, personne ne m’a dit : « Arrête tes bêtises. » Alors, quand j’ai été invité l’année dernière à devenir ambassadeur de la santé masculine pour la Fondation canadienne de la santé masculine, et qu’il a fallu participer à une campagne pendant la Semaine de la santé masculine, j’étais super excité.
Pour promouvoir la santé masculine, j’ai eu une idée. J’ai posté un message sur les réseaux sociaux en disant que je ferais un jumping jack pour chaque « j’aime », chaque abonnement, etc. que je recevrais. Ça a l’air simple, non ?
Eh bien, en fait, je m’y suis mal pris.
Je dois faire environ 1 800 jumping jacks. Ce pauvre type qui prônait les « petits changements » se retrouvait face à un gros changement. Du coup, j’ai géré ça comme un adulte. J’ai fait comme si de rien n’était et j’ai fredonné tout bas pour que ça s’en aille tout seul.
Je suis le genre de mec qui, quand on lui dit « ne mange pas 6 heures avant de te coucher », va se coucher à 4 heures du matin pour respecter ça. Se garer tout au fond du parking ? Pas de problème quand tu fais tes courses dans une épicerie du centre-ville où le parking ne peut accueillir qu’une quinzaine de voitures. Manger plus de couleurs ? C’est facile ! Ma pizza était accompagnée d’une sauce rouge, verte, blanche et orange.
Une fois de plus, il s’avère que je m’y prenais mal. Bon, c’était peut-être pas tout à fait aussi grave que ça, mais j’ai remarqué une tendance. Je faisais bien plus d’efforts pour éviter la douleur que pour me faire plaisir. Ces gens qui courent juste parce que ça leur fait du bien, ce sont des dingues, non ? Bien sûr, je me garais au fond du parking d’un hypermarché et je marchais jusqu’à l’entrée, mais en réalité, j’évitais juste la monotonie de chercher une place de parking.
En attendant, je te dois quelque chose — 1 800 « quelque chose », en fait. Je ne vais pas essayer de faire 1 800 jumping jacks tous les jours, mais techniquement, en faire quelques-uns par jour, c’est infiniment mieux que ce que j’ai fait jusqu’à présent. Tu sais, le vieux principe qui dit qu’il faut manger un éléphant une bouchée à la fois. Je ne suis pas sûr que le monde ait vraiment besoin de cette vidéo, mais c’est ce qui me reste après avoir réparé mes erreurs. Et si on essayait de ne pas tout foirer à l’avenir ? En d’autres termes, remettons-nous les idées en place, ensemble. T’es partant ?
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